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L'étrange histoire d'Alain Debois (4)
tme - 2015-06-08


Le blindé ne dispose d'aucune vitre au travers de laquelle Alain pourrait regarder le paysage défiler, mais il ne s'ennuie pas pour autant. En vérité, il a un peu peur : la sensation que le véhicule roule trop vite rend la paume de ses mains un peu moite et il se demande s'il va atteindre Jérusalem en un seul morceau. Et puis il aurait bien voulu voir la ville approcher. Mais il doit se contenter de sa boîte de conserve.

Au bout d'une bonne heure de route, le rythme de conduite change : des virages, des arrêts fréquents, des klaxons, ils sont en ville. Ils finissent par s'arrêter, le soldat qui est à sa gauche descend et échange quelques mots en Hébreu avec deux personnes en uniforme. La discussion dure un moment, des papiers sont signés, des tampons apposés. Finalement, un homme en costume bleu marine et chemise blanche se présente face à la porte ouverte du blindé :

_ "Alain Debois ?"

_ "Oui, c'est moi-même."

Une poignée de mains s'échange :

_ "Avi Ben Gurion, ravi de faire votre connaissance."

_ "Bonjour. Savir m'a parlé de vous, il m'a dit que vous seriez mon accompagnateur."

_ "Exactement, c'est moi qui suis en charge de vous accueillir et de faire en sorte que votre séjour à Jérusalem se passe bien. Nous allons continuer à pieds, le blindé ne peut pas monter."

Une fois dehors, Alain constate qu'il est déçu par la vue qui s'offre à lui : pas de verdure, des bâtiments très quelconques, un lieu qui tient plus de l'aire d'autoroute que de la ville du Christ. Avi semble se rendre compte de sa déception :

_ "La Jérusalem historique est jolie, mais le reste est moins avenant. Enfin, là où vous allez vivre, c'est très bien."

Les deux hommes gravissent une légère pente, puis arrivent sur le parking d'un bâtiment d'aspect moderne, avec plans d'eau et baies vitrées. Il n'y a pas d'étage, seulement un rez-de-chaussée.

_ "Nous partageons nos locaux avec le Musée d'Israël."

_ "OK. J'imaginais les choses différemment. Quand on m'a parlé d'un appartement à Jérusalem, j'ai pensé à de petites rues pavées, des vieilles pierres, des portes en bois. Enfin, ces choses qu'on voit dans les documentaires."

Avi lui sourit et déclare :

_ "Ne vous en faites pas Alain, je vous promet que vous allez adorer. Suivez-moi, je vous guide à l'intérieur."

Il est 17h30, leurs pas résonnent dans le musée vide. En dehors des hôtesses d'accueil, ils ne croisent personne. Ils montent dans un ascenseur, Avi presse le bouton pour aller au deuxième sous-sol, la réserve. Une fois arrivés, ils traversent une grande pièce remplie d'étagères, puis tournent à droite, passent deux portes à serrure magnétique, puis montent dans un deuxième ascenseur dont la cabine transparente laisse apercevoir de la pierre brun-jaune.

Ils descendent quatre étages, puis se retrouvent dans un vaste hall de béton brut.

_ "Nous entrons par la sortie, l'entrée est en plein travaux. Nous rénovons et nous agrandissons. Le bâtiment date de 1965, ça commence à vieillir. Comme nous recrutons beaucoup, il faut tout revoir."

_ "Il y a beaucoup de personnes ici ?"

_ "250, toutes en résidence permanente."

_ "Toutes ont un appartement de 200 mètres carrés ?"

_ "Oui. Parfois plus. Il y a quelques duplex."






L'étrange histoire d'Alain Debois (3)
tme - 2015-06-03


_ "Il n'y a pas de ceintures dans ces trucs-là. J'ai plus l'habitude de rouler en voiture."

Sortis de leur torpeur par la remarque d'Alain, les deux soldats tournent leur regard vers lui, sans dire un mot.

_ "Enfin, j'imagine que vous êtes habitués, vous devez faire ça souvent. Pour moi, c'est nouveau."

_ "Ici tout est différent de la France. Vous venez de France, non ?"

_ "Oui. De Paris. Enfin, de Massy. C'est dans le Sud."

_ "Je sais, je viens de la région parisienne. Mes parents ont un appartement à Saint-Germain-en-Laye."

_ "Vraiment ?"

_ "Ouais. J'ai décidé de venir en Israël servir dans l'armée directement après mes 18 ans. J'avais envie de bouger."

_ "C'est bien, vous avez des projets. Moi à 18 ans je traînais à Vincennes. Je m'ennuyais beaucoup."

_ "Faut bouger tant qu'on est jeune. Après, c'est foutu, on a une famille, un travail. Finie la vie."

Alain ne put réprimer un petit sourire. Puis d'un coup, il se sentit un peu nostalgique. 18 ans. 49 ans s'étaient écoulés. S'il pouvait retourner en arrière, il jouirait plus de la vie, passerait un maximum de temps au soleil, se baignerait dans la mer. Les filles ? Oui, avec légèreté et insouciance.






L'étrange histoire d'Alain Debois (2)
tme - 2015-06-02


_ "Je m'appelle Savir, c'est moi qui prends le relais jusqu'à Tel-Aviv."

_ "Tel-Aviv ? Je croyais partir pour Jérusalem ?"

_ "Il n'y a plus d'aéroport à Jérusalem. On fait un très court passage par Tel-Aviv et on roule jusqu'à Jérusalem. Vous serez dans votre appartement avant 18 heures."

_ "Le vol dure combien de temps ?"

_ "Quatres heures et demie. Plus une heure trente sur la route."

Le jeune homme tape dans ses mains, se lève puis déclare :

_ "Coca ? Bière ? Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?"

_ "Vous avez de l'eau pétillante ?"

_ "Je crois que oui, je vais voir."

Alain est un peu nerveux, cela fait plus de trente ans qu'il n'a pas pris l'avion. Et toute cette histoire est si subite...

_ "Oh, j'avais oublié : on doit attendre d'avoir décollé pour boire. Bon, dans 10 minutes ce sera OK."

_ "Oui, ce n'est pas grave. J'ai plus faim que soif en fait."

Savir lui sourit, puis s'assoit sur un siège adjacent au sien.

_ "Bouclez votre ceinture Alain. On part !"

 

_ "Vous avez l'air soucieux...ça va ?"

_ "Oui. Enfin, je viens de me rendre compte que je n'ai pas mon passeport...je suis parti sans rien."

_ "Aucun problème, détendez-vous, tout est prévu."

_ "Ah, vraiment ?"

_ "Vous recevrez vos papiers aussitôt arrivé à Neve Granot. Pour le reste, vous n'aurez qu'à demander à la conciergerie, le service est assuré 24/7."

_ "Oh, vraiment ?! C'est pratique. Il me faudra des habits, et j'ai aussi besoin de médicaments pour la tension."

_ "OK, la conciergerie a tout ça. Vous pourrez demander à Avi qu'il vous accompagne."

_ "Avi ?"

_ "Votre accompagnateur à Jérusalem."

_ "Oh."

Tel-Aviv, Jérusalem, la maison sans surveillance avec les volets ouverts et le courier qui va s'entasser. Est-ce qu'il n'a pas fait une grosse bêtise en montant dans cet avion ? Il faudrait qu'il appelle un de ses fils pour informer de son départ. Ah, et la déclaration d'impôts qui traîne sur la chaise dans le salon. Il faut gérer ça.

_ "Alain ?"

_ "Oui ?"

_ "Gilles m'a envoyé un SMS. Il s'occupe de tout."

_ "Ah. Justement, je pensais à ces petites choses. Dites-lui que c'est gentil."

Gilles. Le complice. Vraiment ? Ils avaient été collègues des années durant, assez proches. Complices parfois, justement. Quand sa femme avait demandé le divorce, il avait traversé une période très difficile.

Il n'arrivait pas à lui en vouloir. Certes, une explication serait nécessaire, mais il sentait que cet incident n'affecterait pas leur amitié. Après tout, il ne souffrait pas.

 

_ "Alain. Alain ! Réveillez-vous."

Le sas de l'avion est ouvert, les réacteurs tournent au ralenti.

_ "Nous sommes à Tel-Aviv. On va prendre la voiture, elle nous attend juste à côté."

_ "OK. Je me suis endormi, je devais être fatigué."

En fait de voiture, c'est un véhicule blindé aux couleurs des Nations Unies qui est garé porte ouverte à deux pas de la rampe d'escalier. On pouvait difficilement faire plus court.

_ "Je vous suis, je monte dans la berline derrière." dit Savir en pointant du doigt une Rolls-Royce Phantom Sedan à la carrosserie noir mat.

_ "Jolie voiture !"

_ "Oui. Mais vous serez plus à l'abri dans le blindé, on a parfois des soucis de sécurité à Jérusalem..."

Alain prends place entre deux soldats, la porte se ferme, puis le véhicule se met en mouvement.






L'étrange histoire d'Alain Debois
tme - 2015-05-31


Un matin, Alain Debois, retraité de la police scientifique, trouve un colis contenant une VHS sur le pas de sa porte. Pas d'adresse, aucun nom, anonymat complet. N'ayant plus de magnétoscope, il hésite à jeter la cassette, mais la curiosité l'emporte sur l'indifférence : il contacte son vieil ami Gilles, encore équipé d'un de ces antiques appareils.

Trente minutes plus tard, ils sont assis tous les deux devant une télé à l'ancienne, avec le gros tube qui dépasse. Gilles démarre la bande et un fond bleu apparaît sur l'écran. Quelques barres de bruit défilent, puis une fillette dénudée jusqu'à la taille entre dans le cadre, suivie d'une personne adulte intégralement recouverte d'une toge noire à large capuche.

Rien ne se passe pendant un moment, les deux amis se regardent, mal à l'aise. Puis le personnage encapuchonné lève le bras, révélant une arme à feu. Il garde la pose quelques secondes, après quoi le fond bleu revient, suivi du gris-noir typique des fins d'enregistrement.

Les deux hommes sont secoués ; Alain récupère sa cassette, puis fonce à la gendarmerie la plus proche.

Une fois arrivé, il expose la situation au fonctionnaire chargé de l'accueil. Celui-ci l'accompagne dans un bureau et lui demande la VHS. Cassette en main, il quitte la pièce deux minutes, puis revient accompagné de collègues.

_ "Vous savez qui est la fillette sur cette vidéo ?"

Alain hésite un instant, puis répond : "Comment vous savez ce qu'il y a dessus ? Vous avez déjà vu cette cassette ?"

_ "On va vous garder avec nous, quelqu'un veut vous voir".

_ "Dites-moi ce qui se passe, je n'avais pas prévu de rester. Et puis je n'ai rien à me reprocher."

_ "On le sait. Vous n'êtes pas coupable, mais nous avons reçu des instructions au sujet de cette cassette. Il ne vous arrivera rien de spécial, il y a juste une personne qui veut vous rencontrer."

_ "Je ne comprends pas... Et si je veux partir, je peux ?"

_ "C'est un cas un peu particulier, les ordres viennent de très haut, on n'est pas sensés vous laisser quitter la gendarmerie."

Alain est déconcerté et inquiet, mais vu que personne ne l'attend chez lui et que cette affaire l'intrigue de plus en plus, il décide de rester.

Quarante minutes plus tard, un homme très corpulent entre dans le petit bureau, enlève son chapeau, puis fait un signe de la main à destination des trois gendarmes, qui quittent aussitôt la pièce.

_ "Vous devez vous demander ce qui vous arrive. Désolé pour cette mise en scène, mais vous verrez, nous avons d'excellentes raisons pour prendre autant de précautions."

_ "Expliquez-moi ce qui se passe, qui est l'enfant sur la vidéo..."

_ "Oui, ok, cette enfant n'existe pas, c'est une image de synthèse. Cet enregistrement était juste un moyen d'entrer en contact avec vous de manière discrète."

_ "J'aurais pu montrer la cassette à n'importe qui..."

_ "Non, la bande est vierge."

_ "Mais mon ami Gilles l'a lue avec son magnétoscope ! Il a tout vu..."

_ "Ah, Gilles... Il est complice."

_ "C'est une plaisanterie ?! Un canular ?"

_ "Écoutez, vous étiez dans la police scientifique, vrai ?"

_ "Oui, j'étais spécialisé dans l'analyse de tableaux."

_ "Voilà, c'est ça qui nous intéresse. Je vais vous dire pourquoi on a besoin de quelqu'un comme vous : il y a cinq mois de cela, un tableau à été saisi lors du démantèlement d'un réseau de trafic d'oeuvres d'art. Le tableau en question a été peint en 1710 par Aert de Gelder et représente le baptême de Jesus dans le Jourdain. Il a longtemps été la propriété du Vatican avant d'être volé en 1962."

_ "Je n'ai jamais entendu parler de ce vol."

_ "C'est normal, vous allez comprendre. La toile a été analysée afin de certifier de son authenticité. Ce que notre laboratoire a trouvé a provoqué une crise profonde au sein de notre organisation. Je suis là, car je veux que vous meniez l'enquête et..."

_ "Je suis désolé, mais je suis à la retraite et j'ai 67 ans. Je ne suis plus en âge de me lancer dans une affaire."

_ "Justement, votre âge est un atout. Le fait que vous soyez Juif en est un autre."

_ "Pardonnez-moi, je ne saisis pas... Je ne suis pas pratiquant et ma femme était musulmane."

_ "Voulez-vous bien m'accorder encore 20 minutes, Monsieur Debois ?"

_ "Je ne sais pas. Pourquoi faire ?"

_ "Pour discuter dans mon van."

_ "Vous voulez que je vous accompagne dans votre van ? Pour discuter ?"

_ "C'est ça."

Les deux hommes quittent la gendarmerie, marchent deux minutes, puis s'arrêtent devant un vieux Chrysler Voyager à la peinture craquelée.

_ "Montez, je vous en prie."

Une fois installés à l'intérieur du véhicule, le gros bonhomme active un boîtier, puis recommence à parler :

_ "Vous vous souvenez du vol MH370, l'avion qui a disparu en mars 2014 ?"

_ "Euh...oui...il y a cinq ans je crois."

_ "On l'a retrouvé."

_ "Vraiment ?! Je le croyais perdu..."

_ "On l'a retrouvé aux rayons X. Sur le tableau volé."

_ "..."

_ "L'avion apparaît sur le tableau, sur une version antérieure du tableau, recouverte plus tard."

_ "Pardon ?"

_ "Le vol MH370 est représenté sur la version initiale du tableau et a été recouvert plus tard par le peintre. On voit l'avion, les ailes, le fuselage, le nom de la compagnie aérienne."

_ "Un tableau peint en 1710 ? Je...vous plaisantez ?"

_ "Pas du tout. Pas l'ombre d'un instant."

_ "Je crois que je vais partir, Monsieur...euh...vous ne m'avez pas donné votre nom. Je crois que je devrais rentrer chez moi."

_ "C'est l'enquête de votre vie Alain. La dernière et la plus importante."

_ "Ce que vous me racontez n'a ni queue ni tête, c'est...délirant."

_ "Oui, c'est complètement délirant. J'ai besoin de vous, vous répondez parfaitement aux critères fixés par mes supérieurs, votre vie ne sera pas en danger et ce sera excitant. Vous verrez !"

_ "Je crois que je ne me sens pas bien...je vous appelle demain pour vous donner ma réponse..."

_ "Alain. S'il-vous-plaît. Un avion vous attend, un appartement de 200 mètres carrés est prêt pour vous en plein coeur de Jérusalem. Venez avec moi, vous pourrez changer d'avis plus tard."

_ "Jérusalem ? Je n'ai jamais voulu aller en Israël. Je n'adhère pas à..."

_ "Cela n'a rien à voir. Vous verrez qu'on y est très bien, c'est moderne, dynamique, le climat est excellent et ne croyez pas ce qu'on raconte dans les médias. Alain, je vous en prie. Tout est prêt, rendez-moi service."

_ "Ma femme est enterrée ici, je ne veux pas partir. Je ne sais pas..."

_ "Alain, j'ai quinze minutes pour vous emmener à l'aéroport, un jet privé vous attend, nous avons tout prévu, vous aurez du linge, à manger, un logement, un taxi juste pour vous..."

_ "Euh...pourquoi tout ça ?"

_ "Un avion disparu en 2014 apparaît sur une toile de 1710."

Alain ferme les yeux un instant, plisse les lèvres, puis accepte :

_ "OK. D'accord. Allons-y."

La voiture démarre et fonce en direction d'Orly.






Non, vous n'êtes pas Charlie
tme - 2015-01-10


L'année 2015 commence bizarrement, sur les chapeaux de roues dont on ne sait pas au juste qui les fait tourner.

En dehors des morts qui se comptent maintenant par dizaines, ce qui me déplaît le plus dans tout ça est de voir à quelle vitesse des rassemblements ont été organisés, à quelle vitesse certains ont changé leur image de profil FB pour le fameux "Je suis Charlie".

Pourquoi ? Est-ce seulement parce que j'aime casser les pieds aux gens ? Certes, il y a de ça, j'aime prendre à contrepied, dire C quand on me propose A ou B, c'est tout moi.

Mais il n'y a pas que ça. Ce n'est pas qu'une affaire de plaisir personnel, malheureusement. Il y a quelque chose de vraiment craignos dans les événements qui se sont déroulés sous les yeux des caméras de nos médias.

Premier point : les rassemblements ont poussé comme des champignons après la pluie. On aurait dit que c'était tout prêt, comme de la purée en sachet qu'il n'y a plus qu'à arroser d'eau chaude. Pas si effrayant que ça me direz-vous et moi je vous dirai que ma phrase n'était pas finie :-)

Oui, la question que chacun devait se poser était la suivante : Qui veut me faire défiler ? Surtout, qui paie ?

Second point : la bannière "Je suis Charlie" évoquée plus haut. Non, vous n'êtes pas Charlie et Charlie n'était pas vous. Ces dernières années, ce journal aux ventes déclinantes n'a cessé, tel un vulgaire parti d'extrême-droite, d'attiser la haine du musulman. Si si, c'était ça.

Liberté d'expression ? Oh, parlons-en de ça !

Troisième point improvisé : ce qui me fait le plus mal dans cette histoire est de voir cette armée de salariés du tertiaire, si serviles et soumis cinq jours par semaine, se permettre de laisser enfin exploser des années de colère et de frustration gardées à l'intérieur par peur de déplaire à leurs N+l'infini sur le dos de l'Islam.

"Liberté d'expression", en voilà une belle expression, justement. Courageux combattants d'un jour, faites-en usage de cette liberté quand vous voudrez demander une augmentation, un RTT le lundi ou quand sera venu le moment de faire payer vos heures supplémentaires.

Salariés soumis à tous les maîtres, écrasés sous les crédits d'une consommation à laquelle vous êtes devenus accros, dépourvus de culture quelle qu'elle soit (politique, classique, technique...), ayez au moins la décence de ne pas vous attaquer à des gens qui ne sont pas responsables de vos vies en teintes de gris.

Ce n'est pas l'Islam qui fait des prêts à 13% d'intérêt, ce n'est pas lui qui donne à vos filles des semi-trainées en exemple et ce n'est pas non plus lui qui vous endette sur 25 ans pour un F2 en zone 6.

Pour finir, pensez à ceci : comment différencie-t-on un arabe, d'un musulman, d'un terroriste ?






Cuisine du Bonheur : le kit mini hamburger avec frites et boisson
tme - 2014-10-11





J'espère que les vrais ne sont pas faits comme ça ^^;

J'aimerais bien essayer de faire un kit. En même temps, c'est vraiment le Satan de la bouffe...






Netflix en France : Qu'est-ce que c'est ?
tme - 2014-09-12



Débarquement prévu le 15 septembre 2014

Bon, il est quatre heures de l'après-midi et j'ai un Donjons & Dragons prévu à 17h avec mes potes Alban et Michel, alors on va y aller direct, un peu comme ton oncle Albert avec la petite Juliette quand il a forcé sur la poire.

Netflix va devenir ton meilleur ami, et voilà pourquoi (j'espère que ton HiPhone a un forfait illimité) :


L'image rend mal sur ton petit écran de smartphone ? On t'avait dit de prendre une tablette !

En dehors du fait qu'il faille être une ordure pour balancer une image aussi grosse sur une page web, il faut bien reconnaître que ça en jette. Netflix, c'est comme un deuxième débarquement en Normandie, les troupes US qui rappliquent avec leurs grosses Jeep, bien décidés à bouffer de la part de marché à Canal et OCS.


25Kg de CO2 par kilomètre.

Regardez-moi ce catalogue ! Il y a du choix, il y en a pour tous les goûts : Horreur, Thriller, Comédie, Policier, films Coréens chiants, séries TV, Fantasy, Action, Documentaires, Anime japonais, films indépendants, sport, gay & lesbien... Tout est là et le moteur de recherche fait des merveilles. Une fois que Netflix a compris ce qu'on aime, il prépare des listes de trucs à regarder et il le fait très très bien. Ce truc est intelligent. L'interface est soignée, chaque production est clairement décrite, notée, présentée :


Pas besoin d'aller sur IMDB ou de regarder 30 minutes de film avant de savoir s'il est pourri ou non.

Chaque utilisateur a son propre profil, qu'il retrouve partout : sur la page web, sur Apple TV, sur tablettes...


Chacun son Netflix.

Voilà, avec tout ça on se dit que c'est quand même dommage que le 15 tombe un lundi.






Le vilain petit secret des imprimantes à jet d'encre
tme - 2014-09-12



La vidéo qui va dégoûter tous les possesseurs d'imprimante à jet d'encre...

Je savais que les imprimantes à jet d'encre gâchaient de l'encre, mais à ce point, je trouve ça totalement abusé... J'ai envie d'ouvrir la mienne pour vérifier. Si c'est vrai, alors on est à deux doigts du scandale industriel.






Mais où est donc passée l'iWatch ?
tme - 2014-09-10


Posée plus clairement, la question est : comment passe-t-on de ça...


Le futur.


...à ça :


Ci-dessus, un soufflé qui retombe.

Qu'est-ce que c'est que cette smartwatch de gendre idéal ?! Ce que j'attendais ? Qu'Apple me vende un objet de science-fiction qui poutre du poney par boîte de 12 : corps transparent, écran souple, design de l'an 2050, 200 jours de batterie, Bluetooth, Greentooth, Redtooth, Wi-Fi à 10GBits/sec minimum, 6G, etc etc

Je n'ai jamais été un fanboy de la taule de Cupertino et la disparition prématurée du visionnaire qu'était Steve Jobs n'a rien arrangé. Ce type avait un tempérament de bitch des bois, mais il avait aussi une imagination peu commune. C'est lui qui en 1998 a relevé un Apple au bord du gouffre, c'est lui qui est à l'initiative de NextStep, le père inconnu de Mac OS X, c'est lui qui a mis un grand coup de pompe salvateur dans le ronronnant marché de la téléphonie mobile qui en serait encore à nous vendre des daubes mal torchées si l'iPhone n'avait pas sonné la fin de la récré.

Et l'iPad, toujours inégalé depuis le modèle initial sorti en 2010, ça c'est du truc cool, bien innovant, qui donne envie ! Que Samsung, Google, Microsoft, Motorola et toute la clique des photocopieurs sans imagination, frileux comme des poux, incapables de bouleverser autre chose que leur noeud de cravate rangent leurs cochonneries. Leurs tablettes de 300 Kg, mal dessinées, avec leurs softs programmés en mode "pas le temps" et leur ergonomie aléatoire sont la preuve qu'une ruche de boniches sur-diplômées ne fait pas le poids face à un authentique génie.

Mon royaume pour du rêve !






Le grand huit chinois qui fait peur
tme - 2014-09-10


Je ne sais pas vous, mais moi je ne grimpe pas là-dedans :-/ Merci au site Theme Park Review pour cette vidéo.






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