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Non, vous n'êtes pas Charlie
tme - 2015-01-10


L'année 2015 commence bizarrement, sur les chapeaux de roues dont on ne sait pas au juste qui les fait tourner.

En dehors des morts qui se comptent maintenant par dizaines, ce qui me déplaît le plus dans tout ça est de voir à quelle vitesse des rassemblements ont été organisés, à quelle vitesse certains ont changé leur image de profil FB pour le fameux "Je suis Charlie".

Pourquoi ? Est-ce seulement parce que j'aime casser les pieds aux gens ? Certes, il y a de ça, j'aime prendre à contrepied, dire C quand on me propose A ou B, c'est tout moi.

Mais il n'y a pas que ça. Ce n'est pas qu'une affaire de plaisir personnel, malheureusement. Il y a quelque chose de vraiment craignos dans les événements qui se sont déroulés sous les yeux des caméras de nos médias.

Premier point : les rassemblements ont poussé comme des champignons après la pluie. On aurait dit que c'était tout prêt, comme de la purée en sachet qu'il n'y a plus qu'à arroser d'eau chaude. Pas si effrayant que ça me direz-vous et moi je vous dirai que ma phrase n'était pas finie :-)

Oui, la question que chacun devait se poser était la suivante : Qui veut me faire défiler ? Surtout, qui paie ?

Second point : la bannière "Je suis Charlie" évoquée plus haut. Non, vous n'êtes pas Charlie et Charlie n'était pas vous. Ces dernières années, ce journal aux ventes déclinantes n'a cessé, tel un vulgaire parti d'extrême-droite, d'attiser la haine du musulman. Si si, c'était ça.

Liberté d'expression ? Oh, parlons-en de ça !

Troisième point improvisé : ce qui me fait le plus mal dans cette histoire est de voir cette armée de salariés du tertiaire, si serviles et soumis cinq jours par semaine, se permettre de laisser enfin exploser des années de colère et de frustration gardées à l'intérieur par peur de déplaire à leurs N+l'infini sur le dos de l'Islam.

"Liberté d'expression", en voilà une belle expression, justement. Courageux combattants d'un jour, faites-en usage de cette liberté quand vous voudrez demander une augmentation, un RTT le lundi ou quand sera venu le moment de faire payer vos heures supplémentaires.

Salariés soumis à tous les maîtres, écrasés sous les crédits d'une consommation à laquelle vous êtes devenus accros, dépourvus de culture quelle qu'elle soit (politique, classique, technique...), ayez au moins la décence de ne pas vous attaquer à des gens qui ne sont pas responsables de vos vies en teintes de gris.

Ce n'est pas l'Islam qui fait des prêts à 13% d'intérêt, ce n'est pas lui qui donne à vos filles des semi-trainées en exemple et ce n'est pas non plus lui qui vous endette sur 25 ans pour un F2 en zone 6.

Pour finir, pensez à ceci : comment différencie-t-on un arabe, d'un musulman, d'un terroriste ?






Cuisine du Bonheur : le kit mini hamburger avec frites et boisson
tme - 2014-10-11





J'espère que les vrais ne sont pas faits comme ça ^^;

J'aimerais bien essayer de faire un kit. En même temps, c'est vraiment le Satan de la bouffe...






Netflix en France : Qu'est-ce que c'est ?
tme - 2014-09-12



Débarquement prévu le 15 septembre 2014

Bon, il est quatre heures de l'après-midi et j'ai un Donjons & Dragons prévu à 17h avec mes potes Alban et Michel, alors on va y aller direct, un peu comme ton oncle Albert avec la petite Juliette quand il a forcé sur la poire.

Netflix va devenir ton meilleur ami, et voilà pourquoi (j'espère que ton HiPhone a un forfait illimité) :


L'image rend mal sur ton petit écran de smartphone ? On t'avait dit de prendre une tablette !

En dehors du fait qu'il faille être une ordure pour balancer une image aussi grosse sur une page web, il faut bien reconnaître que ça en jette. Netflix, c'est comme un deuxième débarquement en Normandie, les troupes US qui rappliquent avec leurs grosses Jeep, bien décidés à bouffer de la part de marché à Canal et OCS.


25Kg de CO2 par kilomètre.

Regardez-moi ce catalogue ! Il y a du choix, il y en a pour tous les goûts : Horreur, Thriller, Comédie, Policier, films Coréens chiants, séries TV, Fantasy, Action, Documentaires, Anime japonais, films indépendants, sport, gay & lesbien... Tout est là et le moteur de recherche fait des merveilles. Une fois que Netflix a compris ce qu'on aime, il prépare des listes de trucs à regarder et il le fait très très bien. Ce truc est intelligent. L'interface est soignée, chaque production est clairement décrite, notée, présentée :


Pas besoin d'aller sur IMDB ou de regarder 30 minutes de film avant de savoir s'il est pourri ou non.

Chaque utilisateur a son propre profil, qu'il retrouve partout : sur la page web, sur Apple TV, sur tablettes...


Chacun son Netflix.

Voilà, avec tout ça on se dit que c'est quand même dommage que le 15 tombe un lundi.






Le vilain petit secret des imprimantes à jet d'encre
tme - 2014-09-12



La vidéo qui va dégoûter tous les possesseurs d'imprimante à jet d'encre...

Je savais que les imprimantes à jet d'encre gâchaient de l'encre, mais à ce point, je trouve ça totalement abusé... J'ai envie d'ouvrir la mienne pour vérifier. Si c'est vrai, alors on est à deux doigts du scandale industriel.






Mais où est donc passée l'iWatch ?
tme - 2014-09-10


Posée plus clairement, la question est : comment passe-t-on de ça...


Le futur.


...à ça :


Ci-dessus, un soufflé qui retombe.

Qu'est-ce que c'est que cette smartwatch de gendre idéal ?! Ce que j'attendais ? Qu'Apple me vende un objet de science-fiction qui poutre du poney par boîte de 12 : corps transparent, écran souple, design de l'an 2050, 200 jours de batterie, Bluetooth, Greentooth, Redtooth, Wi-Fi à 10GBits/sec minimum, 6G, etc etc

Je n'ai jamais été un fanboy de la taule de Cupertino et la disparition prématurée du visionnaire qu'était Steve Jobs n'a rien arrangé. Ce type avait un tempérament de bitch des bois, mais il avait aussi une imagination peu commune. C'est lui qui en 1998 a relevé un Apple au bord du gouffre, c'est lui qui est à l'initiative de NextStep, le père inconnu de Mac OS X, c'est lui qui a mis un grand coup de pompe salvateur dans le ronronnant marché de la téléphonie mobile qui en serait encore à nous vendre des daubes mal torchées si l'iPhone n'avait pas sonné la fin de la récré.

Et l'iPad, toujours inégalé depuis le modèle initial sorti en 2010, ça c'est du truc cool, bien innovant, qui donne envie ! Que Samsung, Google, Microsoft, Motorola et toute la clique des photocopieurs sans imagination, frileux comme des poux, incapables de bouleverser autre chose que leur noeud de cravate rangent leurs cochonneries. Leurs tablettes de 300 Kg, mal dessinées, avec leurs softs programmés en mode "pas le temps" et leur ergonomie aléatoire sont la preuve qu'une ruche de boniches sur-diplômées ne fait pas le poids face à un authentique génie.

Mon royaume pour du rêve !






Le grand huit chinois qui fait peur
tme - 2014-09-10


Je ne sais pas vous, mais moi je ne grimpe pas là-dedans :-/ Merci au site Theme Park Review pour cette vidéo.






DevStickers : le site qui colle aux doigts (mais c'est bien)
tme - 2014-09-10


Le principe est simple : proposer des autocollants reprenant les logos des softs utilisés par les geeks en général. GIT, Node JS, PHP, Dart, Vim, mais aussi Mario et Pac-Man et des dizaines d'autres sont disponibles pour des prix très très raisonnables (aux alentours de 3$).

J'aime beaucoup le concept, d'autant plus que leurs produits sont soignés. Une question se pose quand même : où coller autant d'autocollants ?

Allez leur rendre une petite visite : DevStickers.com






Disneyland pendant la grève des éboueurs
tme - 2014-08-25



En vrai, c'est un village abandonné quelque part en Écosse :-)




Une transition plus difficile que prévu
tme - 2014-08-24


Samedi 1er février 2014 aux alentours de 13h, je termine enfin le nettoyage intégral de l'appartement de 61 mètres carrés qu'Ia, les enfants et moi occupions depuis septembre 2011. Cela fait 48 heures que je les ai déposés à l'aéroport Charles De Gaulle. Je suis soulagé d'être venu à bout de ce ménage monstrueux. La propriétaire doit arriver d'une minute à l'autre afin de faire l'inventaire de sortie, dernière étape avant que je ne quitte définitivement les lieux dans mon Scenic chargé de mes affaires. Je regarde à l'extérieur par la grande baie vitrée, il fait beau, un temps quasi-printanier.

Tout juste derrière moi, des moments que j'ai trouvé terribles. J'étais vraiment mal en quittant l'aéroport, les bouchons sur l'A4 n'ont pas aidé. Je me suis mis au travail sitôt rentré. Sacs-poubelle de 100 litres, gants, spray au vinaigre, je me suis lancé dans la bataille. Je passe l'aspirateur, je nettoie les murs et les portes. 2 lessives. 20 sacs de déchets. Plus de 15 allers-retour 4ème/rez-de-chaussée. Le soir venu, je prends la voiture pour aller chercher à manger. Il y a une circulation infernale, je m'arrête à une station pour prendre 15 Euros d'essence. Je compte les sous, parce que ma paie n'est pas encore tombée. Je n'ai plus un rond. Super.

Le lendemain matin, vendredi, j'attaque fort : je prends la voiture vers une adresse incertaine afin de déposer les habits des enfants dans un point de collecte. Je tourne un peu, demande ma route. L'adresse était vraiment vague. De retour, j'achève de tout décrasser, je turbine jusqu'à 15h. Entretemps, vers 12h, un message d'Ia m'informe que tout le monde est arrivé à bon port. Je suis soulagé, mon blues s'estompe. Comme j'ai bien besoin de me changer les idées, je file à Disneyland.

A 16h je suis dans le parc. C'est bizarre d'y être seul, je revois Marcus courir partout. Je vais sur Hollywood Tower, je traine un petit peu, je vais ensuite sur le Thunder Mesa. Dans la file d'attente, alors que la nuit tombe, le blues me reprend. Je retourne à l'appart dès ma descente de manège. J'ai passé un sale week-end, les enfants m'ont immédiatement manqué, devoir rester dans l'appartement vide s'est révélé très déplaisant. Je ne pensais pas que ce serait si compliqué.

Samedi à 14h30, une fois les papiers signés, je sors la voiture du garage et prends la direction de Paris. Je téléphone à Manu pour le tenir au courant. C'est lui qui va m'accueillir chez lui jusqu'à mon départ en mai, il est bien gentil. C'est la deuxième fois qu'il m'héberge, lui qui a si peu. Nous nous retrouvons à 16h30 au parking Saint Martin, puis nous montons mes affaires dans son studio.

La petite page d'histoire personnelle qu'Ia et moi avions commencé à écrire ensemble en septembre 2009 vient de recevoir son point final.






Disneyland has gone bye-bye
tme - 2014-04-24


J'ai 34 ans et je ne crois pas pouvoir me vanter d'un rapport sagesse/années au-dessus du commun. Je suis en tout cas tombé dans le panneau en me croyant préparé à des événements dont je ne pouvais saisir la pleine portée. Un peu comme quand on grimpe dans un manège à sensations ; on sait que ça va barder, mais on n'imagine pas exactement à quel point tant qu'on n'est pas dedans. Mais de quoi je parle ? Voyons ça...

Le vendredi 3 janvier, voyant l'échéance du 30 approcher, je me suis mis en tête de concocter un petit week-end sympa. Sites web, coups de fil, consultation de cartes, un ramdam impossible pour trouver le combo destination plus hôtel qui va bien. Pas trop loin, pas trop près, un peu cher si possible et jamais vu. Il faut marquer le coup. Saint-Malo ? Va pour Saint-Malo. Un appartement de 45 mètres carrés avec terrasse donnant sur la mer et parking couvert. Petits-déjeuner inclus ? Non merci.

Nous prenons la route tôt samedi matin et arrivons en début d'après-midi. L'air sent la mer, il y a du vent, des mouettes et des algues. La Bretagne. Je ne serais pas honnête si je ne disais pas que nous avions déjà fait quelques sauts de puce avec la voiture : Le Havre, Chartres, Reims, Orléans. Le sort étant jeté, Ia et moi voulions profiter des possibilités de la situation qui était alors la nôtre.

Comment s'est passé notre séjour ? Les enfants ont un peu trop chouiné, le Mont Saint-Michel est mal foutu, mais en dehors de ça, c'était convenable. Je dirais même que le spectacle de la mer toute proche de l'hôtel à la nuit tombée m'a impressionné. Cette masse d'eau tapie dans l'ombre, qui ondule, gronde et bondit parfois si haut qu'elle passe la digue pour venir s'écraser dans la rue en contrebas, c'est un truc. Les embruns dans la tronche, ça change du diesel.

De retour au bureau le lundi, tout cela est oublié.

Préparer les valises pour le grand départ n'a pas été d'une extrême complication. Le plus dur a été de choisir quels jouets emporter. Les jours ont poursuivi leur course, un peu plus fades que d'ordinaire, c'est le propre des horizons bouchés. L'inquiétude présente depuis le mois de septembre ne m'a pas lâché d'un poil, sauf quand Pops est venu nous rendre visite les 25 et 26. Réconforté par la présence d'un vieil ami, soutenu par l'optimisme que procurent les agendas qui marchent, j'oubliais un peu ce qui m'attendait.

Le lundi 27, je déprime, je vois bien que ça va être difficile. Je le savais déjà des mois à l'avance, quand je préparais mon plan, je le savais aussi au moment de valider la commande des billets d'avion pour Ia et les petits, des billets sans mon nom dessus. Cent fois, mille fois, je le savais. N'empêche. Savoir qu'on va prendre une fessée n'évite pas le feu post-torgnolle.

Une dernière visite à Disneyland le 28. Nous y sommes tant allés, jusqu'à nous en lasser un moment. Et puis nous y sommes retournés encore, si bien que j'ai dans ce temple de la Franc-maçonnerie mondialiste illuminée un nombre de souvenirs très chers. Enfant de la télé, je ne suis pas à ça près.

Nous passons une partie du 29 à Bay2, une galerie marchande près de Chelles. Voilà donc le point final de notre retour en France. 2009 - 2014.

Le jeudi 30 arrive, nous sommes assez efficaces, les bagages sont chargés dans la voiture sans trop d'encombres, puis nous filons vers l'aéroport Charles De Gaulle. Le temps est gris, il y a du brouillard, mais pas des masses de circulation. Je flippe un peu en montant vers le parking, la voie est étroite et la signalisation est bancale. Vérification des montres : on est bons. Je prends quelques photos des enfants. Nous partons vers l'enregistrement des bagages. Le moment du départ arrive trop vite, c'est brouillon. Derniers clichés pris à la hâte avec mon iPad, on n'avait finalement pas prévu que ça serait si dur. Ce n'était pourtant pas faute de savoir, on le savait parfaitement bien, on raisonne, ça ne sert à rien. La réalité de la séparation nous tombe dessus, brutalement, on ne sait rien du tout. On n'était pas préparés, on s'était mentis.

Je regarde Ia, Marcus et Ethan s'éloigner. Je pense à mon contrat de travail qui ne s'achève que le 30 mai, à l'appartement que je vais devoir vider et nettoyer intégralement, à la voiture qu'il va falloir nettoyer elle aussi, puis revendre, aux jours sans fin qui vont me lessiver jusqu'au trognon, au trajet qui m'attend, passer au supermarché acheter des détergents, des gants, des torchons, vider le frigo, le remplir à nouveau, ne pas oublier les sacs poubelle de 100 litres, le liquide pour les vitres, manger, dormir, traverser 120 jours comme ça, l'embouteillage qui m'attend probablement sur l'A4, garer le SCENIC dans une place beaucoup trop étroite, descendre ce qui reste de mes affaires dans le coffre, remonter, trouver un container où mettre les habits pour enfants que nous ne voulons pas jeter. Et le monde qui tourne.

Je suis un bagage oublié.






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